:. Contes et légendes inachevées, deuxième âge - J. R. R. Tolkien .:
Ce deuxième tome est, à l’image du premier, une compilation de récits plus détaillés que dans le Silmarillion mais inachevés. On y trouve ainsi une description de l’île de Numenor, l’histoire d’Aldarion et d’Erendis, une chronologie des rois et reines de Numenor et quelques précisions sur l’histoire de Galadriel et Celeborn.
Personnellement, j’ai lu ce deuxième tome plus rapidement que le premier. Il faut dire que les fragments étaient peut-être plus intéressants et plus faciles à lire (mis à part l’histoire de Galadriel et de Celeborn qui n’est pas un récit à part entière mais plutôt quelques bouts de récits entremêlés d’explications).
Ici aussi, le génie de Tolkien s’affirme et on le voit surtout dans la description de l’île de Numenor qui est très détaillée. Mais c’est aussi ici qu’on se rend le plus compte du côté inachevé de ces récits. Dans les notes de bas de pages notamment, Christopher Tolkien met en évidence certaines incohérences entre les récits qu’il nous présente ici et ceux du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion.
Mais cela reste malgré tout du Tolkien et quand on est fan, on est fan !
:. Alice au pays des Merveilles - Lewis Carroll .:
Pour commencer, je tiens à préciser que mon édition d’Alice au pays des merveilles est vieille, très vieille (édition de 1956 si j’en crois internet).
Qui ne connait pas l’histoire d’Alice au pays des merveilles ? Une petite fille rencontre un jour un lapin blanc avec un gilet et une montre qui se dépêche en disant « je suis en retard ». Elle n’hésite qu’un instant avant de suivre ce mystérieux lapin dans un monde très étrange.
C’est une histoire fort divertissante. On se plait à suivre les aventures (car ce sont bel et bien des aventures !) d’Alice qui se retrouve dans ce monde bizarre dans lequel les animaux parlent, les gens semblent totalement fous, et où elle ne cesse de grandir et de rapetisser. Personnellement, je m’étonne de la voir évoluer avec tant d’aisance. Elle ne se pose pas trop de questions, comme si tout ce qui se passait était plus ou moins parfaitement normal. Ou du moins, si des questions, elle s’en pose quelques unes, mais jamais elle ne semble douter de la réalité de ce qu’elle voit.
Je me pose tout de même une question. Le pays merveilleux est-il vraiment « merveilleux » dans le sens positif du terme ? Ou n’est-ce pas plutôt un monde cauchemardesque ? Les gens sont tous fous à tel point qu’ils en sont presque énervants, on risque d’avoir la tête coupée pour la moindre petite raison, Alice a failli mourir noyée dans ses larmes et elle a échappé de peu à un lancer de vaisselle. Personnellement, je ne trouverai pas ce monde très agréable. Mais bon, ce n’est que mon avis.
:. Contes et légendes inachevées, premier âge - J. R. R. Tolkien .:
Lorsqu’il a rédigé le Silmarillion, Tolkien a écrit plusieurs versions de certains épisodes, certaines plus détaillées que d’autres. Il a alors du faire des choix, ne pouvant tout garder. En règle générale, il a conservé les versions les plus courtes et les moins détaillées. Ce qu’on retrouve ici, ce sont les versions plus complètes, trouvées par son fils et qui viennent préciser quelques uns des récits du Silmarillon. Dans ce premier tome, on retrouve donc l’histoire de Tuor (plus précisément de la façon dont il a trouvé Gondolin, le royaume caché) et la geste des enfants de Hurin (avec l’histoire de Turin, de sa naissance à sa mort).
De par leur caractère inachevé, on sent bien, à la lecture que ces épisodes ne sont pas définitifs. On trouve quelques contradictions. On passe du coq à l’âne comme si les transitions n’avaient pas encore été écrites. On est parfois perdu aussi, devant ce texte qui semble partir dans tous les sens. Le plus perturbant, c’est cette profusion de nom et de lieu (qui parfois, changent au cours du récit). Et il faut bien avouer que Tolkien a une écriture assez complexe qui ne facilite pas toujours la compréhension de cet univers.
Cependant, la lecture en est intéressante, on comprend un peu mieux certains passages du Silmarillon qui n’étaient pas assez développés. Et puis, c’est aller un peu plus profondément dans l’univers que Tolkien a créé avec tant de génie. Et c’est là qu’on se rend compte de la quantité et surtout de la qualité de son travail !
:. L'Odyssée d'Ulysse - Hugh Lupton, Daniel Morden, Christina Balit (illustrations). (adaptation du texte d'Homère) .:
Ma première impression sur ce livre fut « ouah ! Il est beau ! ». Il est vrai que sa couverture est superbe. Habituellement, je ne suis pas une adepte de ce genre d’illustration (comprenez la façon de dessiner). Je préfère les dessins plus réalistes. Mais là, les couleurs vives que l’illustratrice a utilisées m’ont fait oublier mes réticences et m’ont laissée admirative. Je n’ai pu m’empêcher de le feuilleter plusieurs fois avant de me lancer dans la lecture, rien que pour observer les illustrations.
Et puis je me suis lancée dans la lecture et là encore, j’ai été agréablement surprise. Une écriture adaptée aux jeunes qui nous présente une version simplifiée de l’histoire d’Ulysse (simplifiée mais intéressante tout de même !).
Par contre, je ne sais pas à quelle tranche d’âge se destine ce livre mais je pense que pour des primaires, c’est peut-être un peu limite, plus dans les faits racontés que dans l’écriture elle-même. En effet, dans l’épisode du cyclope par exemple, on nous parle de cervelle éclatée qui dégouline sur le sol. C’est un peu violent comme image tout de même. Sans compter certaines illustrations qui nous montre l’œil du cyclope ensanglanté ou les cadavres des prétendants transpercés de flèches. Bon, ce ne sont que quelques lignes et quelques dessins perdus dans la masse, mais rien que pour cela, je pense que ce livre s’adresse plus à des collégiens qu’à des primaires.
En tous cas, en ce qui me concerne, j’ai adoré. Et ça m’a donné envie de lire la version d’Homère.
Alors, je ne sais pas si c’était le but de ce livre, mais je trouve que c’est un bon moyen de se plonger dans cet univers avant de se lancer dans le texte original.
:. Les Métamorphoses (livres X, XI et XII) - Ovide .:
Mon édition des Métamorphoses d’Ovide ne présente que les livres X, XI et XII. Il commence avec l’histoire d’Orphée et Eurydice et se conclut sur la mort d’Achille. Et au milieu, un nombre incalculable de métamorphose en tout genre (humain et animal, Dieu en animal, Animal en minéral, humain en arbre…)
Férue de mythologie, c’est tout simplement que je me suis plongée dans ce livre que j’avais étudié pour le bac de littérature.
J’ai beaucoup apprécié les divers épisodes racontés par Ovide. Les mythes apportent une explication assez sympathique à certaines choses (ex Myrrha avec la myrrhe, Cyparissus transformé en cyprès arbre de deuil). Et pourtant, certains épisodes m’ont presque ennuyée (le combat des Lapithes et des Centaures, description d’une bagarre d’une rare violence dont le récit est bourré de noms qui s’entremêlent et qui rendent difficile la compréhension).
Malgré tout, Ovide a cette façon d’écrire qui fait qu’on comprend assez bien ce qu’il raconte pour peu qu’il y ait un bon nombre de notre de bas de page. En effet, Ovide ne cesse de faire référence à des personnages ou des mythes à tel point que sans explications, on a du mal à suivre. Mais, mis à part cela, son récit est limpide et s’écoule assez facilement.
(Image : couverture de mon édition, tableau de Jean Baptiste Corot "Orphée et Eurydice")






